Nicaragua !

Humeur musicale du moment : The Drums – Let’s Go Surfing

Rodrigo y Gabriela – ‘Tamacun’

Le temps passe… et le visa également, il a donc fallu sortir du territoire pour le renouveler (c’était uniquement pour ça, vous vous imaginez bien !) 4 jours s’offraient à nous pour découvrir ce pays… ça s’annonce intense. Je pars avec Camille, une volontaire française, dans une ferme pas loin du campus. Après une sympathique soirée autour d’un bon guacamole chez un couchsurfeur à San José, nous partons à 6h du matin en bus direction le Nicarauga… Prendre le bus de 6h, ça veut dire que l’on a mis le réveil à 4h45 ! Mais où se situe le Nicaragua, vous vous doutez surement que c’est un pays voisin du Costa Rica mais vue que ce pays mérite d’être connu, voici une petite carte pour le situer, remarquez bien, le grand lac !!nica Vers midi nous arrivons à la frontière, il ne fait pas froid… léger contraste avec le bus où (pour une fois) il y a un peu de clim’ rien de trop embêtant, ouf ! Car dans mon sac à dos, je n’ai rien pour le froid. On a m’a prévenu au Nicaragua il fait très chaud ! J’ai eu la chance d’avoir plein de conseils sur la destination, car nous sommes beaucoup à devoir renouveler notre visa… et en plus Louise y a passé 3 mois donc elle avait plein de bon plans. L’ambiance des frontières, reste et restera toujours une ambiance de frontière… pas très chaleureux, après quelques minutes (enfin plutôt beaucoup) nous voilà en terre nicaraguayenne ! Nous nous arrêtons à Rivas, où nous nous dirigeons directement vers le port de San Jorge qui se trouve au bord du lac du Nicaragua, encore une fois vous trouverez une petite carte plus bas pour que vous compreniez au mieux… Le bateau étant 1h30 plus tard, nous prendrons le temps de déjeuner, et devinez quoi ???? Du riz et des haricots rouges !! Et un beau poisson dans mon P1010163assiette. Allez on continue notre route, ce soir nous dormons sur les îles d’Omotepe. Nous avons pris le bateau pendant une heure avec une vue incroyable sur le volcan Conception !! Car l’île d’Omotepe est constitué de 2 volcans. nica2 Lors de la traversée nous rencontrons, une suisse qui souhaite comme nous allait à l’auberge El Zopilote, nous partagerons donc un taxi pour y aller. Et en effet, cette auberge est extrêmement sympa. Nous aurons une petite cabane avec Camille, pour 9$ chacune, incroyable (voir photo ci dessous!!)

Après une soirée pizza, où nous nous étions mis d’accord pour louer des vélos afin d’aller découvrir la cascade San Jamon. Le réveil devra, encore une fois, sonner tôt (6h15) si on veut profiter de notre seule journée sur l’île, c’est le prix à payer, surtout qu’à 18h il fait nuit. Nous ferons 2h de vélo pour arriver au début de la rando pour aller à la cascade. 2 heures de découvertes d’un nouveau pays, ici les routes ne sont pas goudronnés, les cochons sont présents partout, les bananiers, les femmes font la lessive dans le lac, bref c’est difficile de raconter mais il y a eu du dépaysement. Et dans ces cas là, je trouve que le vélo est la meilleur des manière pour s’immerger.P1010204 Nous partons pour 2 heures de randonnée, où quelques averses feront leur apparition… Mais rien de méchant. Après avoir eu l’impression de ne jamais arriver à cette fameuse cascade nous y voilà !! Et oui elle en vaut la peine 😛 Je ne suis jamais allée à La Réunion, mais je m’y croyais depuis le Nicaragua… sensation assez bizarre ! C’était humide, nous étions dans un cirque, avec une très haute cascade ! Super ! Après un repas typique (riz, haricots rouges, bananes… !) nous ferons le chemin retour. Nous nous accorderons une baignade à la grande plage avant de rentrer à l’auberge passer une très agréable soirée à l’auberge… On ne se couche pas tard, le réveil est à 4h45… et oui il faut qu’on prenne le bus à 5h30 pour partir en direction de Granada !!

Lundi matin, nous retrouvons le continent après 1h30 de bus et 1h de bateau, à l’arrivée au port nous partons directement pour Rivas avec un bus local, je m’en souviendrai, plus rempli, ce n’est pas possible, la personne récupérant les sous était en suspension sur la route, elle se tenait avec ses mains… je ne sais pas si vous voyez !! Mais ça restera gravé, digne de l’Afrique (même si encore une fois je n’y suis jamais allée!)

Une fois à la gare routière de Rivas = un grand terrain en terre battue, il a fallu tenter de trouver le bus qui allait à Granada… Une fois dans le bus nous avons le droit au défilé de vendeur ambulant pour nous faire patienter avant le départ. De manière assez incroyable, car les vendeurs ont les choses les plus improbables que l’on peut trouver dans un bus, pour vous dire, une vendeuse a réussit à me vendre une rappe pour pied ! (Et oui on trouve de tout dans les bus au Nicaragua et j’en avais besoin^^). Une fois que nous partons je comprends assez vite que le bus ne passe pas par Granada où nous pensions aller mais par Masaya où nous comptions aller le lendemain. Nous inversons donc le programme.
Camille n’est pas au mieux (l’eau, la nourriture, le soleil, on ne saura jamais), mais nous réussirons à découvrir la ville de Masaya connue pour son marché artisanal… il est jolie et on trouve tout plein de choses pour les touristes, il faut marchander !! Après le marché artisanal nous allons au marché central (classique…) Et là quelle claque !!! P1010233C’est étouffant, plein de vendeurs, des allées étroites, on passe de la viande, aux chaussures en passant par les souvenirs, le PQ, et tout ce que vous pouvez imaginer. Impossible de se repérer ! Beaucoup plus impressionnant que le marché de la capitale du Laos, INCROYABLE ! Dans ce genre d’endroit je ne me sens pas à l’aise à prendre des photos donc elles sont prise à l’arrache, veuillez m’en excuser.

Nous prendrons un bus pour aller dormir à Granada, dans le bus on essayera de nous vendre du gel au cannabis, très bon pour tout il semblerait !!

Nous voilà à Granada, Camille se repose dans la super auberge où nous logerons (merci encore Louise pour tous les bons plans !) moi je file découvrir cette ville. Et vous ne pouvez pas imaginer comment j’étais contente de découvrir une jolie ville, avec du charme et tout et tout ! Parce qu’au Costa Rica… il n’y a pas de belle ville, c’est vrai, ça peut paraître incroyable mais ça semble possible. Me voilà déambuler dans les rues avec le soleil, à chercher le glacier conseillé par Louuise, malheureusement pour moi il a fermé dernièrement ! Nous sortirons dîner en TERRASSE (joie!!) et oui c’est devenu rare dans mon quotidien ! Un guitariste viendra nous jouer un chouette air.
Le mardi matin (grasse matinée car le petit déjeuner ne commençait qu’à 7h !!), nous terminerons de découvrir cette ville, et là encore le marché est INCROYABLE, de tout partout !!
Enfin nous filerons prendre notre bus pour retourner travailler au Costa Rica en (presque) légalité !
A San José, lors de mon changement, j’aurai le droit à un taxi d’abord bien calme et une fois que je lui ai dit que mon bus allait bien partir, je me croyais dans un circuit de F1…

J’ai essayé de faire synthétique mais c’est difficile… et je pourrai encore en écrire.
Bientôt je vous raconte mon quotidien, promis !

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Top of the top => Cahuita – Côte Caraïbe !

Pour être complétement dans l’ambiance je vous conseille d’écouter ces 2 chansons durant votre lecture !

Eres Mia – Romeo Santos

El perdon – Enrique Iglesias

J’ai eu la chance d’avoir la visite de Louise (une amie d’Angoulins, oui oui!) Louise était en stage au Nicaragua, pays voisin du Costa Rica. Elle a donc pu voir mon quotidien 😀

Le weekend arrive nous partons sur la côte Caraïbes à Cahuita. A cause des mauvaises coordinations des horaires de bus, nous devrons passer la nuit à Limon. Après 19h il n’y a plus de bus… Au Costa Rica, une fois la nuit arrivée, la vie est bien différente. Nous réussirons à trouver un hôtel abordable et pas loin de la gare de bus. Limon est plutôt réputée pour son insécurité, nous avons fait très attention et n’étions pas vraiment enchantées de dormir là bas. Paradoxalement c’est dans ce genre de ville qu’il est difficile de trouver un logement pas cher. Enfin nous trouverons une pizzeria pour le dîner… heureuse d’être ensemble, on oubliera vite notre déception. On se couche assez tot pour profiter du lendemain.

Nous avons profité de cette « escale » pour visiter Limon, comme résume Louise, c’est assez glauque de jours comme de nuit ! Limon est une ville portuaire, avec ces ambiances qui vont avec. L’église m’a fait pensé à celle de Royan… De part son modernisme je pense, mais rien d’exceptionnelle, même le marché était sans vie.

Après un petit déjeuner salé pour Louise, un sucré pour moi, nous partons direction le paradis 😀 😀 Oui oui, je crois qu’on peut vraiment appeler ce village comme ça … Regardez moi ça !!!

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Une heure de bus plus tard, nous posons nos affaires à l’auberge conseillée par les étudiants du campus et partons randonner dans le parc national de Cahuita sous un grand soleil !!!! Les images parleront mieux que du texte. Il est difficile de faire une sélection, c’est pourquoi il y en a beaucoup…

Après une journée bien remplie, où nous étions dans un décor de rêve, nous avons profité des happy hour du village (avec modération !) ce qui nous a permis d’observer le paresseux des câbles électriques avec son bébé sur le ventre. Le paresseux peut passer 2 semaines à dormir dans le même arbre, c’est un animal qui me fascine, il était difficile de réaliser ce qu’on voyait !

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Un petit casado et nous voilà au lit avec la tête remplie d’incroyable images. Le lendemain nous irons nous balader au Nord de Cahuita où on trouve une grande plage de sable noir. Nous verrons une grenouille aux couleurs très vives. P1000976Après un casado nous rentrerons sur Turrialba où une soirée nous attends, ça tombe bien c’est la dernière pour Louise en Amérique centrale, enfin le réveil à 5h du matin pour l’aéroport refroidi un peu.

C’était super de partager ces quelques jours avec Louise, où on a bien rigolé et on a eu un weekend très réussi : auberge super cool, un parc à couper le souffle, et les plages, nous n’en parlons même pas ! Louise a pu peaufiner son bronzage avant de renter en France, c’était parfait !

De pouvoir échangerpartager sur nos expériences est supers (exemple : nos changements de gouts musicaux, les rythmes de vie très très matinaux (comparé à la France), la difficulté de faire une grass’ matinée )

J’ai plus qu’à vous raconter mon weekend au Nicaragua et je serai à jours, patiente ! Bonne semaine à tous, apparemment la chaleur arrive en France chez vous alors profitez en, ici c’est la saison des pluies !

Balade dominicale – Vallée d’Orosi

Oui, oui je vais rattraper mon retard, après avoir loupé les tortues de Parismina, un nouveau weekend s’annoncait… c’était le weekend du 23-24 Mai !

J’ai passé un samedi tranquille, marché, découverte de la rivière qui longe le campus. Avec les fortes pluies que nous avons, vous pouvez admirer la couleur de l’eau (c’est la dernière photo) ! En tout cas, l’endroit est incroyable car la rivière est dans une gorge, je prendrai de meilleur photo bientôt. Ensuite nous avons cuisiné la première tarte au citron… et depuis j’en ai refait 2, c’est trop boooon.

Le dimanche nous avions décidé d’aller visiter la vallée d’Orosi où il y a beaucoup de cultures de café et d’eaux thermales. Dimanche le réveil sonne, il pleut !!!! [La pluie l’après midi on est habitué, mais dès le matin c’est quand même mauvais signe] Une fois que je suis réveillée, je suis bien motivée pour partir découvrir cette vallée, Marie et Hugo le seront également, seul Rens, un hollandais de la résidence préfèrera rester dans son lit !

Après 2 heures et 2 bus nous arrivons dans la petite ville d’Orosi (4500 habitants) où il pleut encore un peu… Le paysage est un peu bouché mais cela reste correct. Nous commencerons par visiter l’église qui est la plus ancienne église catholique encore utilisé au Costa Rica qui a été construite en 1743… On est loin des 1000 ans de l’église d’Angoulins !!

Ensuite nous sommes allés voir les eaux thermales qui ressemblaient à une piscine municipale… dommage nous nous baignerons pas. Sous les conseils de la boulangère suisse nous avons dégusté un casado (vous savez le plat avec du riz, des haricots rouges, des légumes et une viande ou un poisson !). Afin de digérer nous irons à la propriété d’un vieux papi qui détient une merveille chez lui, une cascade ! Après avoir grimpé, on découvre le personnage… il cultive le café. Il est assez intéressant et fais très typique mais j’ai le sentiment qu’il sait bien s’y prendre avec les touristes et en profite (à vrai dire il a raison !) On décidera de ne pas payer pour aller voir sa cascade ça sentait un peu l’arnaque surtout que normalement papi t’accompagne pour faire les commentaires, mais il ne peut pas marcher en ce moment, donc la visite perdait de son intérêt ! A notre retour on aura un chouette point de vue sur le volcan Turrialba et en plus on voit son nuage de fumé !!!! On passera déguster un brownie chez la boulangère et HOP chemin retour pour revenir chez nous 😛 On apprendra qu’il a pleut toute la journée sur le campus, alors qu’à Orosi le temps s’était dégagé et nous a permis de bien en profiter. Comme dirait costarica.fr : « Avec des forêts tropicales , des volcans avoisinants , des collines et des vallées bordées de rangées de plants de café et de canne à sucre , la région Orosi offre des paysages typique au Costa Rica . » La pente de certaines parcelles de plants de café est très très impressionnante !!

Je vous raconte très bientôt, mon weekend sur les caraibes (et oui encore !) avec Louiiiise (une amie d’angoulins pour ceux qui ne la connaissent pas !) et mon récent voyage au Nicaragua pour renouveler mon visa.

Si non j’ai testé le coiffeur, et j’en suis contente même si j’étais un peu septique au début, 10 min auront suffit à la coiffeuse, ici pas de shampoing seul un spray pour humidifier les cheveux.

Mon stage est encore et toujours intéressant, c’est toop !

A très vite

Côte Caraïbes – épisode 2 : Parismina

Les weekends s’enchaînent, les propositions et les idées fusent, cette fois-ci je sais où je veux aller sans hésitation ==> Parismina !!

Pourquoi Parismina ? Parce qu’en avril-mai c’est la meilleure saison pour espérer rencontrer des tortues luth en train de pondre. Le Lonely Planet (c’est mon guide touristique d’ici!) classe Parismina dans les destinations « hors des sentiers battus ».

Nous partons dès le vendredi soir pour aller dormir à Siquirres, ce qui nous permettra de prendre le premier bus pour aller à Cano Blanco (port d’où nous prenons le bateau pour aller à Parismina)

Nous partons entre français pour ce weekend là, 3 garçons, 2 filles. Après avoir dormit à Siquirres, une ville qui ne présente aucun intérêt si ce n’est changer de bus, ou acheter des gâteaux à la boulangerie du coin^^, nous prenons le bus le samedi matin sous la pluie. Nous sommes à 40km du port et on nous dit qu’il faut 1h30 de bus… Une fois la route, heu la piste venue nous comprenons pourquoi il faut autant de temps. Nous ferons le trajet de bus sous des trombes d’eau, les pluies tropicales sont belles et bien arrivées…

Une fois que nous sommes arrivés au port, on remarque que la rivière est sortie de son lit. En France il y aurait une alerte rouge dans tout le pays, avec interdiction de sortir, mais j’ai de la chance je suis au Costa Rica.

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Après 10 minutes de bateau (avec sensations) nous arrivons à Parismina, avec ces rues inondées, rien ne sert d’avoir des chaussures ou des tongs, seul les bottes auraient pu servir, ça sera donc pieds nus que nous déambulerons. Très rapidement nous trouvons un logement pour 10$ la nuit, au centre du village, un américain a une dizaine de chambre à louer. Il pleut, nous n’avons pas d’autres choses à faire que d’aller se baigner dans les Caraïbes ^^.
Parismina est un petit village de pêcheur, vraiment petit, très vite nous avons compris qu’on allait manger au même endroit nos repas, nous sommes donc partis négocier pour avoir 3 repas, à moins de 5€ chacun. Repas, il faut comprendre un casado, le fameux plat du Costa Rica (riz, haricots rouges, légumes, bananes plantains et viande !)

Durant l’après-midi, les 3 filles se feront faire une tresse dans les cheveux, une atebas ou encore une rasta, appelez ça comme vous voulez ! Le tout pour moins de moins de 2€, ensuite nous irons nous balader en direction de la lagune mais celle-ci était trop loin donc nous ne la verrons pas.

Enfin, la grande attraction de ce weekend était d’aller sur la plage de nuit, pour espérer voir des tortues… Après avoir récolté et croisé les informations on comprends qu’il n’y a pas vraiment de règles sur la législation des guides. Nous partirons donc avec la jeune fille qui nous a fait les tresses pour 6$ chacun, en passant par l’association officielle cela nous aurait revenu à 20€ chacun… pour aller se balader sur la plage ça fait un peu cher !

Heureusement pour nous, la pluie s’est calmée, après avoir acheté des grands sacs poubelle pour être au sec, mais également ne pas avoir de couleur vives sur soi, nous partons marcher sur la plage de nuit sans lampe, seul les lampes infra rouge sont autorisées (enfin officiellement !)

Les tortues luth viennent pondre à quelques mètres de la mer mais de part leur grandeur (environ 1 mètre de diamètre), les guides reconnaissent leurs traces dans le sable. Malheureusement pour nous, cette nuit là, aucune tortue n’est venu pondre. La veille ils en avaient vue 4 !! Aucun regret car j’ai pu découvrir l’environnement des tortues et je re tenterai ma chance en Septembre sur la côte Pacifique.DSC_1335

Nous sommes ensuite aller boire un coup avec notre guide dans l’unique bar du village, qui était un bar à karaoké ! Ici aucune gène tout le monde chante… si vous voyez ce que je veux dire^^. Nous nous sommes pris au jeu et avons chanté en Français ça nous aura également permis d’écouter autre choses que de la musique latino, ça fait du bien de changer 😛
Après une bonne nuit de sommeil, nous aurons la chance de voir un grand soleil pour ce dimanche, ça sera donc une session plage avant d’aller manger du poulet au coco, avant de reprendre la route pour Turrialba !

Chirripo !

Le temps passe, les aventures s’enchainent… donc c’est avec un peu ou beaucoup de retard [tout dépend du point de vue!] que je vais vous raconter mon weekend au Cerro Chirripo. Et celui-ci je m’en souviendrai longtemps !!!

[Ça c’est pour vous donner envie de lire le pavé… !]

Le Cerro Chirripo est le point culminant du Costa Rica à 3820 mètres d’altitude. Du haut de cette montagne on peut observer un levé de soleil sur les Caraïbes tout en voyant également le Pacifique… Je ne sais pas si vous « gérer » en géographie mais c’est quand même fou de voir le Pacifique et les Caraïbes au même moment.

Pour le gravir, il est nécessaire d’avoir un accès au parc et de réserver une nuit au refuge de montagne. De ce que nous lisions, il était nécessaire de réserver 3 mois à l’avance pour avoir de la place… Sauf que !! Les joies d’être dans une résidence étudiante c’est d’avoir des bons plans (du moins d’apparence… vous comprendrez plus tard !).
Flavio, un mexicain en stage sur le campus nous dit qu’il a une possibilité d’avoir des places pour aller au Chirripo car certains de ces collègues se « désistent » des places qu’ils avaient réservé 3 mois à l’avance…

[Accrochez vous bien l’histoire est assez compliquée, mais je vais m’efforcer de faire au plus simple, promis !]

Premièrement je refuse la proposition car grimper une montagne à 3200m avec un départ à 1200m ça demande quand même un minimum de condition. Et puis en réfléchissant le lendemain, un petit « una vez un tu vida », comprenait « une fois dans ta vie » résonnait dans ma tête, allez je fonce, je donne mon numéro de passeport je m’engage, on verra bien !! Nous étions 10 jours avant la fameuse ascension, à ce moment là, Flavio m’indiquait qu’on partait avec des personnes de confiance qui savait où on allait.

Le weekend passe (celui des Caraïbes, avec beaucoup de vélos, vous comprenez maintenant c’était la préparation Chirripo !!). Le lundi nous essayons d’avoir un peu plus d’infos sur cette fameuse réservation… par exemple le prix car sur internet on trouve des choses à 10$ d’autres à 40$… Flavio n’en sait pas beaucoup plus et reste flou… Ensuite nous devons trouver un moyen de transport pour nous emmener le vendredi matin au parc relativement tôt pour pouvoir commencer l’ascension le même jours car il faut prévoir entre 7 et 12h de marche ! Nous sommes 8 à partir, ça tombe bien c’est 2 taxis, Flavio nous trouve 2 taxis pour des prix super corrects, tant mieux ! A ce moment là, j’apprends que finalement on ne sera qu’entre étudiants, il faut donc prévoir un peu plus sur le « comment » ça va se dérouler et faire un peu moins confiance…
Le mercredi soir je vais faire mes courses : des barres de céréales, des pâtes, des bananes, des  fruits secs… Je me prépare à la grosse rando !

Le jeudi, je me réveille petite boule au ventre, mais ça va, Juliette une autre française qui faisait partie de la troupe, insiste lourdement sur le fait qu’un taxi aussi peu cher ce n’est pas possible, il n’a pas du comprendre le bon endroit. Finalement le jeudi soir, on apprends que le taxi n’avait pas compris le bon endroit…Finalement le jeudi soir à 21h on prends la décision de prendre un taxi/buseta (un mini bus), pour un peu moins de 20€ chacun, avec un départ à 3h30 le lendemain matin (la nuit sera donc très courte). Car si vous vous souvenez bien il vaut mieux commencer la randonnée tôt si on mets 12h à la faire !

Vendredi 8 mai, 3h10 : le réveil sonne ça y est, on y est !!!!

La troupe est prête, 9 dans le mini bus, nous partons. Notre buseta n’aura malheureusement pas la puissance espérer, pire, avec la pluie et la nuit, Juliette, en copilote se demande comment le chauffeur voit la route… pendant ce temps je suis au fond de la buseta essayant de me rendormir !! Nous attaquons la côte, car il faut passer un col à 3000 pour aller au point de départ de la rando, très vite nous comprenons que nous allons mettre plus de temps que prévue pour relier notre point de départ. Ce que l’on souhaitait plus tout c’était de ne pas se faire doubler par les bus publics qui, pour nous, en théorie, étaient plus lents que notre buseta. Bien entendu le drame arriva, nous nous faisons doubler par un bus. Inutile de vous dire que dans la montée on avait tous envie de sortir pousser notre buseta…
Je vous épargne les bruits étranges qui nous réveiller quand on arrivait à fermer l’oeil… les bons gros bruits de pot d’échappement qui pète, on ne sait pas pourquoi… Hugo à ma droite nous indiquait que le plancher était brulant, tout va bien se passer… PURA VIDA !

[Il n’y a pas de photos ? Non, je suis désolée mais ce genre de moments est assez difficile à capturer !]

9h : donc après 5h30 de trajet nous arrivons au poste de garde… et là Juliette revient avec 4 mots qui résument très bien la situation « on avait tout faux! ». Notre réservation n’avait pas été changée…

Quelles solutions s’offrent à nous ? Nombreuses, je vous les épargne si non je vais vous perdre [oui je suis optimiste j’espère ne pas vous avoir perdu jusqu’ici !]. Tiens c’est bizarre mais depuis que je sais que je ne vais plus faire la rando ma boule au ventre est partie… !

Les différentes possibilités sont :

– grimper en seulement 2 jours (alors que nous avions prévue 3) mais ai-je envie de payer 80€ pour grimper cette montagne ? Car oui depuis Juillet 2014 il y a de nouvelles règles et de nouveaux tarifs…

-Suis-je un fou et je pars vers 21h du soir pour grimper jusqu’au levé du soleil , ainsi je ne paye qu’une journée de parc sans nuit au refuge… ?

Personnelement je préfère profiter du village et de ces petites randos qu’il nous offre.

Après plus de 3 heures remplies de rebondissement (on a quand même bien ri), nous nous dirigeons vers une auberge que Juliette avait réservée car elle sentait le mauvais coups… ! A ce moment là seul Flavio c’était décider à payer les 80€ pour le faire sur 2 jours.

Une fois arrivée à l’auberge, l’employée réussira à motiver une grande partie de la troupe pour le faire en une seule fois, c’est à dire partir à 21h du soir…
Avec Cyrielle ma coloc’ notre décision était prise nous ne voulions pas le faire, nous partons donc profiter des chemins aux environs qui étaient supers sympas !

 

Nous nous attendions à un nouvel imprévus… Et bien oui ! Ils ne pouvaient délivrer que 3 entrés au parc alors qu’ils étaient 5 motivés à le faire…

Nous profitons de l’auberge, qui est celle que j’ai préféré jusqu’à présent. On profite également du brownie maison qui est une tuerie !! Le lendemain je trouverai un petit producteur de fromage de chèvre… une tuerie également 😛

Je décide de rentrer le samedi sur Turrialba pour me poser le dimanche. Après plus de 6h de trajet je suis de retour dans mon chez moi.

J’ai adoré ce weekend, ce sont souvent les imprévus qui font les souvenirs, les aventures. Je ne regrette absolument pas, c’était une sacré expérience à la « latino » qui m’a beaucoup appris.

Puerto Viejo – Côte Caraïbe [comme dans les posters !]

Humeur musicale du weekend : UB40 ==> https://www.youtube.com/watch?v=CEJXyvh5Gys [dédicace à la famille Clément !]

Le 1er Mai étant un jour férié au Costa Rica, nous avions donc un weekend de 3 jours. Qui dit weekend de 3 jours, dit grande réflexion sur la destination. Louer une voiture ? Aller loin ou profiter plus d’un coin plus proche ? Après pas mal de réflexions et de rebondissements… ça sera la côte Caraïbe, avec Cyrielle ma coloc ! !  Mon premier weekend sur la côte Caraïbe j’avais hâte (et j’ai encore hâte!)

Nous nous sommes accordées une grass’ mat (comprenez qu’au lieu de prendre le bus de 6h on a pris celui de 7h^^) Après 3 bus nous arrivons à Puerto Viejo où nous avons premièrement cherché une auberge. Très vite nous comprenons que nous ne sommes pas les seules à profiter du weekend de 3 jours. Malgré tout nous trouvons une super auberge (La Ruka) pour 10$ la nuit dans un dortoir de 6 avec super cuisine extérieure et location de vélo pour seulement 5$ les 24h, malheureusement j’ai oublié de prendre des photos de l’auberge. Une fois les bagages posés, nous allons manger un casado (encore un, si vous arrivez à suivre…) ensuite le Lonely Planet nous amènera dans un super glacier 😀 😀 et enfin on profite des plages, découvrons les lieux. Nous découvrirons l’ambiance de Puerto Viejo le temps de l’apéro, Puerto viejo c’est THE PLACE TO BE pour le reggae & co. Nous rentrerons diner à l’auberge et on se couche tôt, et oui on a eu une semaine éprouvante contrairement aux voyageurs qui nous entourent, on se rend compte de la différence de rythme. P1000664 P1000678

Après une très bonne nuit (comprenez plus de 10h de sommeil!) nous partons à vélo. Il est important de préciser que les vélos n’ont pas de vitesse et que le frein c’est pédaler en arrière… nous qui voulons prendre les chemins VTT… et bien, on aura pris une bonne suée ! Nous sommes toutes les 2 très contentes de faire du vélo (Récemment nous avons acquit un vélo pour 3 sur le campus c’est bien pratique :P) Nous sortons des sentiers battus, on traverse une réserve aborigène, mais nous n’en croiserons pas… Nous rentrerons par la route, les paysages me font penser au Laos. Nous prendrons notre pique nique sur la plage et profiterons de la mer des Caraïbes par la suite.

Le samedi soir, rebelote on file diner un casado « en ville », la journée nous aura bien fatiguées et dimanche nous comptons prendre un bus à 7h45 donc encore une fois nous nous coucherons tôt.

Le dimanche nous partons pour Manzanillo, qui est à 30 min en bus de Puerto Viejo. Manzanillo a eu une route en goudron que depuis 2003 ! Nous nous baladerons dans la réserve et découvrirons des plages toutes plus belles les unes que les autres. Notre retour en bus à 13h ne nous permettra pas de voir l’ensemble de la réserve, il faudra revenir ! Le retour en bus était « chaud » et avec beaucoup de monde :P. Il est de temps de vous expliquer l’organisation des bus costaricain. En fait chaque « région » a son entreprise, et chacun son terminal, donc il faut tout le temps savoir où se trouve le terminal pour la nouvelle direction. Et les ticos ne sont pas réputés pour expliquer un chemin… Bien entendu les horaires ne s’accordent pas pour les correspondances… ce qui nous aura valu un sprint pour attraper notre dernier bus telles des vainqueurs de Pekin express, nous avons couru et nous avons eu notre dernier bus. 5h30 plus tard nous étions de retour chez nous pour attaquer une nouvelle semaine.

Hasta luego !

Volcan Poas

Chanson sympa du moment : Greg Street – Good Day

Un bref article sur le weekend dernier où je suis allée voir le Volcan Poas ! Pour y aller il faut passer par la capitale, San José. J’ai décidé de m’y arrêter quelques heures le samedi car il suffit d’une journée pour aller voir le volcan. Pour la première fois j’ai pu me balader dans San José un peu plus longtemps qu’un changement de bus !! J’y ai même trouvé du chocolat, pas trop cher mais médiocre, enfin pour des gâteaux ça ira ! En me baladant dans la capitale je me sentais à Santiago du Chili c’était à la fois agréable et perturbant. Le soir j’ai été rejoins par d’autres stagiaires, des français et un mexicain, nous avons pu déguster un casado qui est LE PLAT du Costa Rica. Un casado c’est simplement du riz, des haricots rouges, de la salade, des bananes plantain et une viande ou un poisson ! Le dimanche, nous nous réveillons aux aurores (encore une fois !) pour aller prendre un premier bus pour Alajuela d’où nous prendrons un deuxième bus – touristique – puisque nous avons des arrêts à des boutiques souvenirs. La région est réputée pour ses fraises. Parlons maintenant de ce fameux volcan. Il culmine à 2704 m et est encore très actif. L’éruption de 1953 a laissé derrière elle un immense cratère de 1,3km de diamètre et de 300 m de profondeur ! Cette immense marmite envoie à plusieurs centaines de mètres de hauteur des jets de vapeur. Nous avons une nouvelle fois payé le prix résident grâce à notre carte étudiante 😛 et nous avons été chanceux sur le temps car il était plutot clément. Lorsque le temps est couvert on ne voit pas grand chose et ça arrive souvent… Pour accéder au volcan rien de plus simple : une marche de 400 mètres sur un chemin goudronné. Le volcan est accessible au personne en fauteuil roulant ! Ensuite il y a un petit chemin qui permet de se balader dans la forêt où j’ai pu voir un colibri (j’en avais déjà vu mais je ne savais pas ce que c’était avant… !)